Archive du jour : novembre 21, 2021

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Le jour du saigneur – ladepeche.fr

Hissez le drapeau rouge ! La viande serait devenue le symbole de la résistance face à la prise de conscience végane et aux injonctions hygiénistes, qui dicteraient nos comportements jusqu’au contenu de nos assiettes. C’est une lutte sanglante et elle oppose deux catégories de la population qui font le miel des polémistes : les bobos (bourgeois bohème) et les boubours (bourgeois bourrins), ou le bras de fer entre les hommes-soja et les Bidochon. La caricature est évidemment grossière et personnellement, je me sentirais plutôt bourru (bourgeois rural). Curieuse époque où les uns critiquent ce que mangent les autres, tandis que les cerbères de la gastronomie française raillent ce dont se privent les Ayatollah du tofu et autres excités de la spiruline. À l’évidence, d’autres sociétés moins développées n’ont pas ces problèmes d’enfants gâtés.Au cinéma, une comédie de FabriceEboué tranche le débat à coups de feuille de boucher. « Barbaque » raconte l’histoire d’un couple de bouchers-charcutiers qui, se sentant harcelé par des militants véganes particulièrement agressifs, se met à les tuer pour les découper et les vendre sous le label « Porc d’Iran ». C’est drôle, provocateur, et complètement dans l’air du temps. Car à force de mettre des têtes sur le billot, les fanatiques d’une écologie radicale ont suscité des viandards contre-révolutionnaires. Quand le discours moralisateur tourne en eau de boudin, le carnassier fait de la résistance.En ce dimanche, jour du saigneur, c’est la viande, jusqu’à ses quartiers les plus mal famés, que l’on convoque à table. La vie vaudrait-elle d’être vécue sans les rognons à la dijonnaise, les cœurs de canards rosés, le poulet rôti, le magret en cocotte et ses patates confites, le ris de veau en sauce, la côte de bœuf maturé et le cochon sous toutes ses formes, en longe, en lard et en travers ?La viande constitue l’un des piliers de...

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Le surimi dans tous ses états | Nippon.com – Infos sur le Japon – Nippon.com

Les températures se font de plus en plus fraîches, annonçant prochainement l’arrivée de l’hiver… Commence alors à naître l’envie de déguster un bon oden (pot-au-feu japonais) bien fumant. Parmi les aliments qui le composent, il y a bien sûr le hanpen, une pâte de chair de poisson moelleuse et si tendre qu’elle fond dans la bouche, mais aussi le chikuwa, une pâte de poisson grillé riche en saveurs ou encore la boulette de chair de sardine (tsumire). Si tous ces aliments semblent très différents de par leurs apparences et leurs textures, ils ont tous un point commun : le surimi. Petit tour des différents aliments dérivés du surimi dans la cuisine japonaise. Chikuwa Le chikuwa est préparé en enroulant de la pâte de surimi autour d’une brochette de bambou. La pâte est ensuite cuite à la vapeur ou grillée. Le chikuwa s’appelait autrefois kamaboko en raison de sa ressemblance avec des kamanoho, ou jonc, qui poussent habituellement au bord de l’eau. En 1115, le chikuwa était déjà consommé au Japon. Un ancien texte datant du milieu de l’ère Heian (794-1185) décrit un buffet de célébration où l’un des plats servis s’appelait chikuwa. Une illustration accompagne le texte : le chikuwa prend une forme de jonc. Plus tard, il prit le nom de chikuwa kamaboko, et au fil des époques, il ne resta que le premier mot : chikuwa (littéralement « anneau de bambou »). Chikuwa (au centre), joncs (en bas à gauche) (Photo : Pixta) Kamaboko Le kamaboko est préparé à base de pâte de surimi, déposée sur une planche de bois de cèdre. Cette pâte est ensuite façonnée à l’aide d’une spatule en forme de demi-lune, puis cuite à la vapeur. Le kamaboko étant initialement de couleur blanche, on a coutume d’alterner le rouge et le blanc pour les occasions spéciales, particulièrement pour la...